On pensait avoir tiré notre révérence, séché nos dernières larmes devant la fin déchirante du quatrième volet, et rangé nos souvenirs d’enfance au placard. Mais Pixar et Disney, dans un élan de nostalgie (ou d’opportunisme, qui sait ?), ne sont visiblement pas prêts à nous laisser passer à autre chose. Lors de la dernière CinemaCon, Tom Hanks et Tim Allen ont fait monter la température en annonçant officiellement Toy Story 5. Et autant vous dire que ce n’est pas juste une énième suite pour vendre des figurines : le pitch nous touche en plein dans notre réalité de digital natives. Préparez vos mouchoirs, parce que ça va secouer.
Quand ton enfance se fait ghoster par un iPad
Le scénario, révélé lors de l’événement, sonne comme une claque générationnelle. Oubliez les aventures épiques dans les chambres d’enfants classiques : ici, la menace n’est plus un gamin malveillant comme Sid, mais bien la concurrence déloyale de la tech. Bonnie, notre petite protégée, a grandi, et ses priorités ont radicalement shifté. Elle délaisse désormais ces jouets pour lesquels on a vibré pendant trois décennies au profit de Lilypad, une tablette tactile en forme de grenouille. Le constat est sans appel : les jouets sont officiellement en concurrence directe avec l’addiction aux écrans. Une mise en abyme brutale qui nous rappelle que, même dans l’univers de Pixar, le temps ne nous épargne pas.
Woody, le cow-boy has been qu’on n’attendait pas
Face à cette extinction numérique, les jouets restés dans la chambre décident d’envoyer un SOS désespéré à la seule personne capable de gérer la crise : Woody. Sauf que le cow-boy n’est plus l’icône fringante qu’on a connue. Depuis qu’il a rejoint la Bergère à la fin du 4, il a pris un sacré coup de vieux. Les premières images révèlent un héros en poncho, légèrement bedonnant, affichant une calvitie assumée. Ce détail, aussi surprenant soit-il, est sans doute la meilleure idée de la franchise. Pixar ose enfin montrer le vieillissement de ses icônes, les rendant plus humaines et, paradoxalement, beaucoup plus attachantes.
Buzz vs Woody : la guerre des époques
Mais attention, le grand retour du shérif ne fait pas l’unanimité. Si certains voient en lui le sauveur providentiel, son pote de toujours, Buzz l’Éclair, le vit plutôt mal. Un conflit majeur éclate entre les deux acolytes pour savoir qui sera le légitime leader pour sauver la mise. C’est là que Pixar appuie là où ça fait mal : le film pose une question existentielle. Si nos héros d’hier, ceux qui ont façonné notre imaginaire d’enfants des années 2000, devenaient tout simplement has been face à la puissance de l’IA et des tablettes ? Pixar explore le vertige de l’obsolescence, en se demandant s’il y a encore une place pour les valeurs analogiques dans un monde 100 % connecté.
Le film débarque dans les salles obscures le 17 juin 2026. D’ici là, on a le temps d’anticiper la séance de chialade collective. On espère juste que cette fois-ci, Pixar ne brisera pas trop violemment nos cœurs de grands enfants, déjà bien mis à mal par le rythme effréné de nos vies numériques.
En bref
- Sortie prévue dans les salles obscures le 17 juin 2026.
- Un scénario axé sur la concurrence entre les jouets traditionnels et les tablettes tactiles.
- Un Woody vieillissant, avec une calvitie et quelques rondeurs, qui fait face à la crise de la quarantaine.
- Une tension palpable entre Buzz et Woody pour la survie de la bande.
- Un questionnement profond sur l’obsolescence des icônes de la pop culture à l’ère numérique.



