Si vous cherchez la prochaine pépite artistique pour vos sorties culturelles, direction le musée Cernuschi. Le temple des arts asiatiques à Paris consacre une rétrospective fascinante à Shin Sung Hy, un artiste coréen dont le nom ne vous dit peut-être rien, mais dont le travail va littéralement bousculer votre vision de la peinture. Oubliez les toiles classiques accrochées bien sagement au mur : avec Shin Sung Hy, la peinture devient structure, relief et aventure textile. C’est l’occasion parfaite de découvrir un génie discret qui a passé vingt ans de sa vie en France avant de nous quitter en 2009. Jusqu’au 2 août 2026, l’entrée est libre, alors il n’y a aucune excuse pour louper ça.

Une hybridation entre deux mondes

L’exposition « Shin Sung Hy – Coller, couturer, nouer » n’est pas qu’une simple accumulation de cadres. Sous la direction de Mael Bellec, conservateur du musée, cette rétrospective réunit une trentaine d’œuvres qui racontent une trajectoire migratrice et créative unique. Shin Sung Hy, né à Ansan en 1948, a toujours cherché à faire dialoguer ses racines coréennes avec l’effervescence artistique française. Son parcours est un voyage : il part de la peinture à l’huile classique apprise à l’université de Hongik, traverse une période monochrome aux teintes terreuses, pour finalement exploser les codes picturaux une fois arrivé en Hexagone au début des années 80. À une époque où le milieu de l’art redéfinit ses limites, lui choisit de déconstruire pour mieux reconstruire.

Quand la peinture devient sculpture

Ce qui rend le travail de Shin Sung Hy vraiment hypnotisant, c’est cette manie de traiter la toile comme une matière brute, presque organique. Pour sa série des Couturages, il pousse le concept à son paroxysme : il peint une toile abstraite, la lacère en bandes, puis les réassemble manuellement. Le résultat ? Des surfaces texturées, des ourlets en relief, des patchworks vibrants où la couleur semble vouloir sortir du cadre. On ne sait plus trop si on regarde une toile ou une sculpture. C’est du pur jeu visuel qui demande au spectateur de se pencher, de s’approcher pour comprendre la complexité du tissage. C’est physique, c’est charnel, c’est tout sauf ennuyeux.

La puissance du nœud

Le climax de l’expo se trouve sans doute dans ses fameux Nouages. Ici, l’artiste peint les deux faces de sa toile, la découpe en bandelettes, et les tresse entre elles. C’est là que la magie opère : Shin Sung Hy réussit le tour de force de lier deux héritages. D’un côté, l’influence française des mouvements axés sur le support (comme Supports-Surfaces) ; de l’autre, l’art traditionnel coréen du nouage, un savoir-faire ancestral devenu patrimoine immatériel. C’est une démarche artisanale et ultra-contemporaine à la fois, une peinture qui vit littéralement sous nos yeux. Mention spéciale pour l’aspect collaboratif : l’artiste travaillait souvent avec sa famille, transformant l’acte de peindre en un moment de partage plutôt qu’en une pratique solitaire et austère.

En bref

  • Quoi ? Rétrospective Shin Sung Hy : « Coller, couturer, nouer ».
  • Où ? Musée Cernuschi, Paris (8e arrondissement).
  • Quand ? Jusqu’au 2 août 2026.
  • Combien ? Accès libre (parfait pour les petits budgets).
  • Pourquoi foncer ? Pour redécouvrir la peinture sous un angle tactile et sculptural, loin des clichés académiques.
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