Le monde du cinéma français est en deuil. Nadia Farès, figure iconique des années 2000 et visage inoubliable du thriller culte Les Rivières pourpres, nous a quittés ce vendredi à l’âge de 57 ans. Après avoir été retrouvée inconsciente il y a une semaine dans la piscine d’un club privé du IXe arrondissement de Paris, l’actrice avait été transportée en urgence à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, où elle était plongée dans le coma suite à un malaise cardiaque. Malgré les efforts des équipes médicales, elle a succombé, laissant derrière elle une famille dévastée et une industrie sous le choc.
Une icône du cinéma français
L’annonce a été faite par ses filles, Cylia et Shana Chasman, à travers un message bouleversant adressé à l’AFP : « C’est avec une immense tristesse que nous annonçons le décès ce vendredi de Nadia Farès. La France a perdu une grande artiste, mais pour nous, c’est avant tout une mère que nous venons de perdre. » Elles ont par la suite exprimé le besoin vital de « respect et de discrétion » face à cette épreuve brutale. Une enquête a été ouverte par les autorités, mais selon les premières constatations, aucun élément suspect n’a été identifié, privilégiant ainsi la piste de l’accident de santé tragique.
De Nice à Marrakech, en passant par Hollywood, Nadia Farès aura marqué trois décennies de cinéma. Révélée dans les années 90 sous la direction de grands noms comme Alexandre Arcady ou Claude Lelouch, c’est son rôle de Fanny Ferreira dans Les Rivières pourpres (2001) aux côtés des géants Jean Reno et Vincent Cassel qui a ancré son nom dans la mémoire collective. Une performance musclée qui lui a ouvert les portes de l’international, l’emmenant jusque dans des productions américaines comme Rogue : l’ultime affrontement.
Une force de vie malgré les épreuves
Loin des plateaux de tournage, Nadia Farès a traversé des épreuves de santé colossales. Dans une interview accordée en janvier dernier au magazine Gala, elle confiait avec une transparence rare avoir lutté contre un anévrisme cérébral en 2007, qualifiant cette période de « bombe à retardement ». Plus encore, entre 2007 et 2011, elle avait dû subir trois opérations du cœur. Passionnée de natation, elle s’imposait une discipline de fer, nageant quatre fois par semaine pour garder sa vitalité, faisant de l’eau son refuge, là même où le destin a tragiquement basculé.
Le milieu du cinéma, solidaire, a multiplié les hommages sur les réseaux sociaux. Jean Dujardin, Josiane Balasko, Elsa Zylberstein ou encore Laeticia Hallyday ont tous salué la « bonté », la « force de vie » et « l’énergie positive » de celle qui ne se plaignait jamais, préférant se considérer comme privilégiée. Alors qu’elle préparait son premier long-métrage en tant que scénariste et réalisatrice — une comédie d’action prévue pour septembre prochain — cette disparition laisse un vide immense. Nadia Farès avait su revenir au premier plan en 2016 avec la série Netflix Marseille, prouvant que son charisme était intact, intemporel.
En bref
- Qui ? Nadia Farès, actrice marquante du cinéma français (Les Rivières pourpres, Marseille).
- Que s’est-il passé ? Décédée à 57 ans suite à un malaise cardiaque survenu lors d’une séance de natation.
- Quel héritage ? Une carrière internationale, une filmographie éclectique et un projet de réalisation qui lui tenait à cœur.
- La réaction ? Une pluie d’hommages de ses pairs soulignant sa gentillesse et son immense force de caractère.



