Le mec au masque qui a retourné les Grammys n’est pas un Daft Punk, mais c’est sûrement votre nouveau nom favori
Le tapis rouge des Grammys, c’est toujours la même histoire. On y croise les têtes d’affiche de 2024 : Kendrick Lamar qui domine le game, Chappell Roan qui vit son meilleur moment, Sabrina Carpenter qui valide son statut d’icône pop. Mais au milieu de cette constellation de stars ultra-médiatisées, un invité mystère a réussi l’exploit de faire bugger tout Internet. Un mec en total look noir, masqué, costume impeccable, débarqué de nulle part pour récupérer un Grammy du meilleur remix sans lâcher un seul mot.
Sur X, ça a été le chaos immédiat. « C’est qui ce type ? », « Il sort d’où ? », « C’est un membre des Daft Punk qui revient ? ». Entre fascinations sur le style et théories complotistes dignes de Reddit, une seule réponse s’est imposée : c’est Gesaffelstein. Oui, ce Lyonnais de 40 ans, véritable légende de l’ombre de la scène électro, a capté toute l’attention alors qu’il est pourtant actif depuis des années. On vous explique pourquoi il est le meilleur producteur dont vous n’avez jamais entendu le nom.
La matière grise derrière vos hits préférés
Derrière le masque, se cache Mike Levy. Le CV du gars ? C’est un délire. Si vous avez écouté de la musique ces dix dernières années, vous avez forcément croisé ses beats sans le savoir. Le Lyonnais est le petit génie que les plus grands s’arrachent. Kanye West ? Il a bossé sur des tracks iconiques de l’album Yeezus. The Weeknd ? Il a sculpté l’ambiance sombre et hypnotique de l’EP My Dear Melancholy, qui reste pour beaucoup de fans son projet le plus abouti. Il a même collaboré avec Lady Gaga, ce qui lui a permis de décrocher, justement, ce fameux Grammy pour son remix du titre « Abracadabra ».
Mais Gesaffelstein, c’est aussi une passerelle permanente entre la scène électro underground et le cercle impitoyable de la haute couture. On parle d’un mec qui signe les musiques de défilés pour Balmain ou Balenciaga. On est loin du DJ qui enchaîne les clips low-cost dans sa chambre. Ici, tout est esthétique, tout est millimétré, de la production sonore jusqu’au choix de son masque devenu sa signature visuelle, à la croisée du futurisme sombre et du minimalisme radical.
De We Love Green à la consécration internationale
Alors qu’il a sorti son troisième album, Gamma, il y a peu, il continue de dominer la scène live. Vous l’avez peut-être vu passer sur la scène de We Love Green l’été dernier ? Son show était une claque visuelle et sonore. Dans la foule, une certaine Charli XCX était présente pour soutenir l’artiste avant de monter sur les planches à son tour. C’est la preuve qu’il n’est pas simplement un « producteur de studio », mais une figure respectée par l’élite créative actuelle.
Si son nom ne vous disait rien avant cette cérémonie, c’est normal : Gesaffelstein ne joue pas le jeu des réseaux sociaux et de la surexposition. Il laisse sa musique – sombre, brute et ultra-efficace – parler pour lui. C’est la définition même du charisme magnétique : pas besoin d’en faire des tonnes, juste une présence, un masque, et un sens du beat qui met tout le monde d’accord. Maintenant, vous savez qui il est.
En bref
- Gesaffelstein, de son vrai nom Mike Levy, est une légende lyonnaise de la production électro.
- Il a collaboré avec les plus grands : Kanye West, The Weeknd, Lady Gaga, Pharrell Williams et Charli XCX.
- Le producteur privilégie le mystère avec un look masqué et aucune déclaration publique, marquant les esprits lors des derniers Grammys.
- Il est une figure centrale de la mode, signant régulièrement des bandes-son pour des grandes maisons comme Balenciaga.
- Son dernier album, Gamma, est disponible partout et confirme son statut de maître du son dark-électro.



